Le livre des Baltimore – Joël Dicker

Que raconte ce « Livre des Baltimore » ?

On y retrouve Marcus Goldman, le héros de La Vérité sur l’affaire Harry Québert,.

Dans ce second roman, Marcus est devenu un écrivain à succès. Hanté par sa jeunesse pourtant pas si lointaine, il a décidé de retracer l’histoire de sa famille, divisée en deux branches : l’une qui vit à Baltimore et qui a fait fortune et l’autre qui habite Montclair dans une modeste maison.

Deux branches qui ne sont pas de la même classe sociale et qui s’apprêtent à vivre un terrible drame. Marcus Goldman cherche à comprendre ce qui s’est passé.

Cette histoire est construite comme un thriller et l’auteur distille des indices au fil des pages.

Dans ce livre, le personnage de Marcus n’est plus tout à fait le même (je le trouvais légèrement arrogant dans l’affaire Québert). On retrouve ici un Marcus au cœur de la sphère familiale, avec ses souvenirs d’enfance et ses cousins.

Moi qui, vous le savez, avait vraiment beaucoup aimé La vérité sur l’affaire Harry Quebertje dois vous avouer que j’ai eu un peu plus de mal à entrer dans cette histoire au départ. J’ai trouvé toute la première partie très longue. On sait qu’il va se passer une cassure dans cette vie idyllique, mais rien n’assouvit notre curiosité.

Et puis, doucement, les morceaux s’emboîtent. Il n’y a pas d’enquête à proprement parler comme dans le précédent livre, mais plutôt des secrets de famille à révéler.

La thématique dans ce roman tourne beaucoup autour de l’image que l’on a de nous-même.

Il nous parle de réussite sociale et met en exergue le fait que, ce que l’on cherche c’est la réussite, l’aboutissement personnel, mais aussi et surtout le regard et l’admiration des autres. C’est complètement américain comme point de vue, mais totalement vrai.

Il nous parle dans un premier temps de la toute-puissance de l’argent, le sésame de tous les désirs et de tous les bonheurs. Puis dans un second temps, de la grandeurs et des décadences des puissants, de la possibilité de briller au sommet puis de tout perdre. Il y aura toujours plus riche, plus beau, plus fort que soi. 

Avec comme phrase de fermeture, qui reste en suspens dans nos têtes pendant plusieurs heures :

« Beaucoup d’entre nous cherchent à donner un sens à nos vies, mais nos vies n’ont de sens que si nous sommes capables d’accomplir ces trois destinées : aimer, être aimer et savoir pardonner. Le reste n’est que du temps perdu. »

Ce que je préfère chez Joël Dicker, ce sont ses « mises en abîme », c’est SA signature, son truc à lui, ce qui fait que ses livres ne ressemblent pas aux autres. Plongez-vous dans ce livre, il filera tout seul 😀

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